Voyage en Arménie 2008 Eghegnadzor 14 juillet

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 Lundi 14 juillet

Le temps est assez nuageux. Nous reprenons la route en sens inverse, pour Eghegnadzor, mais nous décidons de prendre une autre route en direction d’un monastère indiqué sur la carte. Hum...entreprise hasardeuse car plus on avance, moins on a l'impression d'approcher du but !

 

Nous sommes obligés de demander le chemin car on se perd facilement en l’absence de tout panneau. Heureusement, nous rencontrons deux jeunes garçons assis au bord du chemin.

Après quelques kilomètres de route défoncée, nous y voila !

 

 

 

C’est un monastère en mauvais état, dans un lieu désert et toujours au flanc d’un précipice. Pas âme qui vive...

Il y a deux stèles récentes à la mémoire de jeunes défunts.

 

 Nous repartons vers Sisian. Le ciel est découvert et nous constatons le même scénario chaque jour. Les nuages sont balayés par un vent d’est frais. De temps à autre, nous croisons une voiture poussive ou un minibus surchargé. Nous reprenons la M2 au dessus de Sisian et repassons dans les villages de l’aller. La circulation est toujours anarchique et il faut faire très attention dans les virages. De nombreux camions sont immatriculés en Iran. Nous traversons une ville sans en avoir vu le panneau. Une vieille dame au bord de la route nous indique que nous sommes à Vayk alors que la carte est inscrit « Bajk », problème de la phonétique différente entre l’arménien oriental et occidental. Du coup, elle nous demande de la déposer à Malishka, un peu plus loin. La voilà assise entre Tristan et Evelyne et au bout d’un moment, elle nous demande si nous sommes des croyants. A mon affiramtion, elle nous bénit.

Présentations, elle se nomme Luciné. Je lui dis que c’est le prénom de ma tante. C’est le type même de la vieille arménienne, cheveux tirés, édentée, à le peau burinée, sans âge définissable. Elle nous invite à aller chez elle, mais nous déclinons pour manque de temps. Elle nous quitte en embrassant Evelyne et nous souhaite « pari djanabar » « bon voyage ».

Un spectacle plutôt rare. Un chantier de refection de la route !

Arrivée à Eghegnadzor alors que la chaleur se fait plus forte. Pour trouver la pension indiquée sur le guide, nous devons demander à plusieurs reprises car il semble que ce ne soit pas très connu. Finalement, on nous dit que c’est derrière l’hôpital, près du stade. Nous y accèdons par une route complètement dévastée par des travaux en cours. Enfin, nous trouvons la maison devant laquelle un mûrier sème ses fruits par terre.

 

 

Une brave dame nous accueille et finalement, nous aurons deux chambres à l’étage pour 18 euros environ. Derrière la maison, il y a une petite piscine où des jeunes enfants s’ébattent joyeusement. La fille de l’hôtesse parle très bien l’anglais. Nous croisons un jeune couple de touristes qui vient juste de s’installer et repart en ville. Elle est belge, lui lillois, et ils voyagent en prenant les moyens locaux ou en stop.

C’est l’aventure, dit-elle en souriant

Je suis assez fatigué du voyage et préfère rester pour une sieste tandis que Tristan et Evelyne vont manger une glace en ville.

A leur retour, ils annoncent leur intention d’aller au monastère de Noravank avec les deux touristes, tout heureux de se joindre à eux. Je reste volontiers dans ma chambre. Voici quelques vues de leur visite en fin de journée.

A mon tour, je vais me promener en direction de la ville. Mais mon périple sera très différent ! En contournant le stade, je trouve une décharge !

 

 

A droite sur l’avenue, j’aperçois en hauteur, un char d’assaut. On y monte par des escaliers pour voir un mémorial de la guerre 1941-1945.

 

 

En redescandant, je rencontre deux dames en uniforme militaire qui posent aimablement pour une photo.

 

 

 

 

 

 

 

 Le soir, nous allons au restaurant sur la route d’Areni, avec les deux jeunes touristes. On y mange la truite grillée et arrosée d’un vin blanc de Spitak. La conversation va bon train. Elle s’appelle Isabelle, lui Josselin, un conte de fées ! Ils sont enchantés de découvrir ce pays qui n’est pas (encore) réputé pour être touristique. Le contact avec les habitants est primordial pour eux. Nous échangeons nos adresses mails avec promesse de reprendre contact au retour.

 

 

 

Evelyne se lance même dans la lecture du marc de café !

 Nous terminons la soirée à l’hôtel, en buvant l’eau de vie que m’a offert Roland à Sevan. La nuit est belle, la lune presque pleine dans un ciel pur. C'est le 14 juillet en France et ici un jour normal dans un pays lointain...

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Date de dernière mise à jour : 21/02/2014

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