Voyage en Arménie 2008 Erevan 17 juillet

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Jeudi 17 juillet 

Ce matin nous irons à Dzidzernagapert, le mémorial du Génocide de 1915.

Il se situe sur une colline à l'ouest de la capitale. Il a été érigé en 1967.

C’est ici que chaque 24 avril, des milliers de gens viennent se recueillir avec toutes les personnalités officielles de nombreux pays.

 

La visite au mémorial est pleine d'émotion.

Une longue allée bordée de statues et plaques nous y conduit sous un soleil éclatant. Sur la droite l’Ararat est toujours couronné de nuages. Seule la cime émerge.

Nous entrons dans ce lieu où brûle une flamme en mémoire des victimes de la barbarie ottomane.

Aujourd’hui, il y a peu de monde. Autour de la vasque des oeillets et des lys blancs sont déposés. Une vieille dame trie les fleurs fanées. Je m’approche, la salue et lui donne quelques drams lui demandant de déposer des fleurs de notre part. Elle est là pour cela dit-elle.

Puis, nous allons visiter le musée du génocide en sous-sol. Il est interdit de photographier.

 Sur le mur, une cartographie en marbre de la Turquie où sont citées toutes les villes ayant subi des déportations massives. Dommage que les inscriptions ne soient pas en caractères sombres, ce serait plus lisible.

De nombreux articles, photos, témoignages de diverses sources, attestent de l’intention de génocide sur une population de plus de deux millions, toujours nié par les descendants de ceux qui l’ont commis.

 En voyant tous ces documents, on est saisi par une sorte d’angoisse devant le destin de tout un peuple anéanti. Au milieu de la galerie, les tableaux de Jansem, peintre vivant en France, traduisent douleur et désolation.

En sortant, un livre est ouvert pour recevoir des signatures et commentaires. J’y note le mien à la suite de celui d’Evelyne.

La flèche à coté du dôme de la flamme symbolise la renaissance du peuple décimé. Nous repartons avec le sentiment d'avoir compris que rien ne peut effacer le premier génocide du XXème siècle.

Nous avons rendez-vous pour le dejeuner avec Arminé la directrice de l’école maternelle française. Elle arrive en taxi et nous partons vers la banlieue nord. C’est un restaurant prisé pour son cadre rustique avec une cascade coulant entre les différentes salles en plein air. L’endroit est bien ombragé ce qui est appréciable.

 

 

Ensuite, elle nous fait visiter son école pas très loin de là, dans le quartier de Guiligia. C’est une grande bâtisse de trois niveaux bien aménagée où les enfants de 3 à 6 ans suivent des cours de français. Le souci de la directrice est de trouver le moyen d’assurer une continuité dans l'enseignement de cette langue.

 

 

 

Retour à l’hôtel pour un peu de repos car la chaleur est écrasante. Le soir, nous retournons chez Vahan où nous sommes très attendus. Encore une table bien garnie avec des mets succulents. Pendant le repas, nous parlons de notre visite du matin au mémorial. Les récits de nos aînés décrivant le massacre et les  souffrances des déportés nous reviennent en mémoire.

Nous prenons encore quelques photos pour de cette dernière soirée dans la famille de Vahan. Nous nous quittons avec des embrassades jusqu’au taxi et en espérant nous revoir un jour. Pourquoi pas en France !

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Date de dernière mise à jour : 13/02/2014

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