Voyage en Arménie 2008 Erevan 18 juillet

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Vendredi 18 juillet

C’est notre dernier jour et nous allons acheter encore des souvenirs et produits du pays de l’abricot. Arminé vient nous chercher en taxi et nous emmène au « kots chouga » le marché couvert dans le bas de la ville. C’est un florilège de couleurs, de senteurs et de goûts car à chaque étalage, on vous  propose de gouter les produits.                            

 

Une marchande vend des épices, du miel, des graines de fleurs. Nous en prenons tout un choix. 

 Chez une autre ce sont des fruits secs et confits. Il faut toujours discuter le prix, c’est presque une règle.

Ensuite, nous allons au marché « Vernissage » où on trouve les produits artisanaux. Là aussi, quelques achats après marchandage. Pour Evelyne, ce sont des boucles d’oreille et pour moi, un « djezvé » pour le café, qu'Arminé m’offre car à chaque fois, la monnaie fait défaut chez le vendeur.

Il fait de plus en plus chaud ! Arminé, connaissant notre échec pour aller à Garni, nous propose de nous y emmener en taxi. Nous partons pour un trajet d’environ 25 kms vers l’est de la capitale. La circulation est dense, surtout pénible à cause des écarts de conduite de toutes sortes. De plus, la ville est une fournaise. Nous roulons toutes vitres baissées, respirant des bouffées de fumées rejetées par les camions ou les mashukas, minibus. En approchant de Garni, nous traversons une zone de route toute ravinée par une coulée de boue, certainement suite au dégel.

Nous voici arrivés. Un groupe de jeunes arméniens avec un guide nous précède tandis que quelques touristes étrangers prennent des photos.
C’est un superbe monument construit au premier siècle avant J-C sous le règne de Tiritad 1er. L’architecture est expliquée sur panneaux en plusieurs langues. Le temple est bâti sur un promontoire au bord d’un précipice où coule un torrent. Il fut détruit en 1679 à la suite d'un séisme et reconstruit vers 1970 avec des colonnes en basalte.

 

A l’interieur, un simple autel et peu d’inscriptions. Sur le coté droit des bassins qui devaient être des piscines. De l’autre cotè du précipice, une construction à flanc de falaise !

 

Il fait très chaud. Nous nous asseyons à l’ombre sur le côté gauche, au bas duquel serpente une route étroite.

Retour vers la capitale. Sur la route, nous achetons des fruits à une marchande assise coté ombre à l’opposé de l’étal, auprès d’une pile de pastèques. Le taxi nous dépose et Arminé prend congé, nous souhaitant un bon retour. Nous la remercions pour sa gentillesse ainsi que le chauffeur.

 

La fraîcheur de l’hôtel est très appréciée !

 

Nous ressortons pour aller acheter des friands à la viande et au fromage chez « Mamie bichi » à quelques mètres de l’hôtel. Dans l’arrière boutique, deux dames s’affairent pour approvisionner le plateau de friands que les gens peuvent manger sur place ou emporter.

Puis, nous nous promenons dans l'allée des Fontaines pour les dernières photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la place de la République où les camelots s’installent pour la soirée. Le marchand de glace est pris d’assaut.

C’est un carroussel incessant de grosses voitures presque plus nombreuses que les Lada. Il arrive que la police verbalise ce qui est normal mais s’il fallait le faire à chaque infraction cela reviendrait à paralyser la circulation !

 Nous allons nous coucher assez tôt après avoir mis l’alarme sur nos téléphones pour 3 h 45. A la télé, je vois le président Sarksian faire un discours pour un bilan des cent jours de son mandat. Il dit entre autre son souci de voir le pays se moderniser et progresser pour assurer le bien-être des générations futures. C’est sans doute vrai mais dans la réalité présente, il y a de grandes diférences entre une élite nantie et le reste de la population. Ce sont des années, voire des décennies qu’il faudra afin que cette jeune république devienne une vraie démocratie et où le niveau de vie s'améliore réellement pour les moins favorisés

 

Dernières heures en Arménie.
Samedi 19 juillet

Nous partons pour l’aéroport dans la nuit par des rues désertes avec deux sentiments :

celui d’avoir fait une découverte et un désir profond : celui de revenir !

En épilogue, le pot de miel qui ne passera pas le contrôle à l’aéroport de Vienne !

Un conseil : ne mettez pas de denrées liquides dans votre bagage à main.  Cela passe mieux dans les valises.

Notre pot de miel (même crémeux) a été l’objet d’une discussion âpre, mais le règlement est formel. Pas de denrée liquide provenant d'un pays ne faisant pas partie de la CEE. Donc, poubelle ! Ceci étant, l'eau-de-vie (dans ma valise), est bien arrivée et je la bois à la santé de tous ceux que j'ai connus là-bas...

Nous avons aimé : l'accueil, la nourriture, le climat, les paysages, la nature et la flore...
Nous n'avons pas aimé : les taxis pirates, la conduite anarchique, les routes secondaires...

 

Je dédie ce récit à ceux qui nous ont précédé en Arménie :
les Bourlingueurs, la famille Lanneluc et mon ami Antoine Cerdan de l'A.M.D qui m'a toujours "poussé" à y aller.
Ils ont renforcé en moi ce besoin de voir le pays de mes ancêtres.


Un peuple souvent dispersé, mais jamais perdu.

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Date de dernière mise à jour : 13/02/2014

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