Voyage en Arménie 2008 Erevan 7 juillet

Pour en savoir plus sur l'histoire de ce pays, cliquez sur son nom :  L'Arménie

Dimanche 6 juillet.

            Départ de Lyon vers 20h30 pour Erevan avec escale à Vienne. Nous avions réservé des billets ("red ticket", non modifiable ni remboursable) par Internet plus de six mois avant. Avantage : un prix bas, quasiment la moitié de celui pratiqué à la veille du départ.

 

Lundi 7 juillet.

           Nous arrivons vers 5h du matin à l’aéroport de Zvartnots, en cours d’extension grâce au financement d’un richissime arménien d’Argentine. Il faut payer un visa provisoire de 35 euros. Nous allons vers la sortie et tout de suite, on est "pris en charge" ! Des rabatteurs vous proposent un taxi. Ils prélèvent une commission et vous confient à une Lada qui fonce vers Erevan. Un bon aperçu du système D qui règne dans le pays. Erevan se trouve à environ 15 kilomètres et nous roulons sur des avenues mal ou pas éclairées, sauf les casinos et les boutiques de luxe.Nous arrivons à l’hotel Aviatrans, en plein centre, réservé aussi par Internet et l’agence Sirov Travel (voir Hôtels.am, page d'accueil). Il est situé juste derrière la place de la République.C’est un hôtel très confortable avec toutes les prestations requises. Nous avons une suite de deux chambres et salon spacieux pour environ 100 euros. 

Derrière l’hôtel un grand bâtiment est en cours de construction ce qui masque un peu la vue mais ce n’est pas une exception puisque les grues poussent dans toute la ville.

 

 

 

Sur la gauche, un immeuble à la façade triste comme toutes les constructions de l’époque soviétique. C'est dans cet espace qu'on entend les cris d'hirondelles le matin et au crépuscule.

 

 

 

 

 Après un petit déjeuner copieux et un peu de repos, nous allons faire notre promenade dans Erevan sous un soleil éclatant.

Une place voisine accueille un marché aux livres. Nous allons vers l’agence chez qui nous avons fait la réservation des premiers jours. Nous y sommes, accueillis par Lillit qui m’a tout de suite reconnu, m’ayant vu sur Skype.

On nous offre un café excellent accompagné de chocolats. Je parle en arménien ce qui facilite les choses pour réserver une chambre à Alaverdi, seconde journée de notre périple en voiture. Voiture que nous avons aussi louée par Internet auprès d'Europcar. L’agence nous conseille un hôtel à Dzoraget, proche d'Alaverdi, pour son confort. C’est le Avan Dzoraget de la chaine Tufenkian où se sont arrêtés nos prédécesseurs, l’an dernier, la famille Lanneluc. En sortant, ce qui surprend le plus c’est la circulation anarchique, voire dangereuse surtout pour le piéton. On a beau être sur le passage (quand il est marqué), la plus grande prudence est de mise car les voitures ne freinent jamais ! Enfin, nous avons compté sur les doigts d’une main le nombre de personnes bouclant la ceinture de sécurité…et par la suite, comme pour s’adapter, nous avons négligé de le faire nous-mêmes, du moins, en ville. (voir le lien, Voyage en Arménie 2007). Pour le reste du parcours, nous avons noté des adresses. 

Sur l’avenue Khandjian où il y a de grands travaux pour un passage routier souterrain, nous marchons en direction de l’église Saint Grégoire l’illuminateur, inaugurée en 2001 pour le 1700 ième anniversaire de la Christianisation de l’Arménie.

Nous traversons un jardin assez mal entretenu avec des terrasses où on peut boire et manger. Il y a beaucoup de promeneurs, une population jeune. Les filles sont coquettes et maquillées, marchant presque toutes avec des talons hauts. Nous achetons des bouteilles d’eau de Jermouk, station balnéaire du sud où nous irons prochainement.

Pour monter vers l’église nous prenons un escalier sur le côté à travers un espace vert plutôt aride mais ce qui choque le plus, ce sont des bouteilles de plastique vides jetées là sans aucun souci de propreté.

Il faut noter qu’en 301, le roi Tiridad IV se convertit et promulgua le Christianisme comme religion de tout son peuple. Ce fut probablement pour cela que les Arméniens connurent une destinée difficile mais hors du commun. L’église est d’architecture sobre à l’extérieur, mais lorsqu’on  y pénètre, c’est tout en espace et ampleur. Face à nous, l’autel est décoré d’un immense tableau attirant le regard, représentant la Vierge à l’Enfant. Les  visiteurs entrent en silence, s’assoient sur les bancs de bois clair, pour méditer, puis repartir avec un signe de croix par des portes latérales. Nous ressortons et la lumière du jour ainsi que la chaleur nous surprennent. A gauche, on voit un mouvement de foule, des gens  courent vers un bâtiment. Nous approchons et voyons des gens discuter avec des policiers. D’autres brandissent des panneaux où sont collés les portraits de personnes. J’entends le mot « Karabagh » et suppose que c’est une manifestation politique.

 

 

 

 

Il y a un centre commercial de l’autre coté de la place. Pour y accéder, nous passons par un passage souterrain encombré de détritus de toutes sortes. C'est un des aspects fortement négatifs du pays à cause d'un grand manque de moyens et structures.

Des nombreuses échoppes proposent du « horovadz » viande grillée en brochette dont les senteurs chatouillent les narines, mais nous avons plus soif que faim. Nous nous promenons dans la galerie marchande où l'on trouve de tout, du jean au téléphone portable ainsi qu’une joaillerie très fréquentée. A coté de cela, il y a des petits marchands à la sauvette vendant des fruits, des colifichets et autres babioles.

Nous repartons vers le centre par l’avenue Tigran Metz, « Tigrane le grand », un des derniers rois de la grande Arménie à l’époque médiévale.  Nous faisons une sieste puis ressortons pour acheter des cartes postales. Personnellement, je n’en envoie jamais, mais ce voyage hors du commun incite à marquer un souvenir auprès de proches. Nous traversons la place de la République et longeons l’allée des Fontaines. Nous entrons dans le jardin des Enfants où les agrès datent un peu. Puis c’est le Jardin Anglais qui semble être un lieu propice aux amoureux.

Nous repartons par une avenue où se côtoient les Ambassades de France et d’Italie.

De retour à l’hôtel, nous appelons la France et comme il y a l’ADSL (assez peu courant) on peut envoyer des mails. Nous cherchons un restaurant pour diner et en trouvons un, très style quartier latin, où la carte affiche des menus et vins français.

C'est la fin de notre premier jour à Erevan. Nous rentrons à l'hôtel où nous apprécions la climatisation dans nos chambres.

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Date de dernière mise à jour : 12/02/2014

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