Voyage en Arménie 2008 Erevan 8 juillet

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Mardi 8 juillet.

Promenade matinale dans la ville avec mon petit-fils. Nous prenons l’avenue du Nord récemment inaugurée où de grands immeubles sont en cours d’achèvement.

 

 

 

 

 

 

Arrivés au bout, nous voyons un rassemblement et des panneaux en faveur de la libération des prisonniers politiques. Les événements graves qui ont suivi l’élection présidentielle de février ont provoqué l'arrestation des opposants au régime. Des gens sont là, en permanence, pour demander la relaxe de tous les incarcérés.

Nous montons par une avenue partant de la place de France où se trouve l’opéra, vers le Matenadaran, bibliothèque nationale. A gauche, le "aypemkim", alphabet inventé en 405, par le moine et théologien Mesrob Machtotz (387-439). Il est unique et spécifique pour la seule langue arménienne. Nous ne faisons pas la visite guidée d’une heure car il faut rejoindre l’hôtel.

L’endroit domine la ville et nous aimerions faire une photo du mont Ararat mais le temps est couvert. Ce sera pour une autre fois.

Sur le boulevard, Tristan, dubitatif devant une curieuse œuvre d'art...

Nous repassons devant l’Opéra où l’affiche annonce Madame Butterfly pour le 13 juillet…nous serons loin ce jour là.

Des voitures de polices sont garées autour de la place et surveillent le carrefour. Il arrive qu’un automobiliste soit arrêté et verbalisé.

 

Nous avons quelques difficultés à retirer des drams, certaines banques n’acceptant pas la carte Visa. Elles sont nombreuses à Erevan principalement dans le centre ville. Attention aux paiements par carte. Il y a des frais de change car le Dram se trouve hors zone Europe. Quand au Dollar, inutile d'en prévoir, il n'a plus la cote ici.

 

 

 

Dans l’après-midi, nous partons à la recherche de l’église Sourp Zoravar, celle où furent tournées des scènes du film « Voyage en Arménie » de Robert Guédiguian.

Elle se trouve difficilement, dans un îlot au milieu de grands bâtiments de l’époque soviétique. C’est un lieu de piété où les gens viennent se recueillir, allumer un cierge.

Nous respectons ce rite.

 

 

 

Puis, nous voulons visiter l’église Sourp Ohvannes qui doit se trouver dans le même quartier. Nous montons une cote abrupte où les voitures peinent dans un sens et d’autres dévalent rapidement.

Nous demandons notre chemin à une vieille dame tout de noir habillée. Lorsque nous disons venir de France, elle nous bénit et embrasse ma fille sur le front. Nous trouvons l’église située en surplomb d’une route en bordure d’un ravin où coule la rivière Hrazdzan qui contourne la capitale.

Je salue le prêtre sur le parvis. Il nous souhaite un bon séjour.

 

 

 

De l'autre coté de la rivière, un quartier perché au flanc de la colline.

 

 

 

 

 

 

 

C'est l'heure du déjeuner. Nous partons à la recheche d'un restaurant. Je vois un monsieur bien habillé se dirigeant vers une grosse voiture en compagnie d’une dame élégante. Je lui demande où en trouver un, et il nous invite à monter sans hésitation. Nous voici emmenés un peu plus loin vers un petit snack proposant de nombreux plats bien préparés. Il semble connaître le lieu et discute avec le patron.Repas très bon et peu onéreux. C'est un des points positifs en Arménie. Je remercie notre chauffeur, il me donne sa carte. J'aurais l'occasion de le saluer par un mail.

 

Avant de rentrer à l’hôtel, nous passons au « kots chouga » « marché couvert » où il y a beaucoup de marchands pour tout ce qui concerne la nourriture.

C'est un régal des yeux, du nez et du palais car tous vous font goûter leurs produits !

 

 

 

Erevan est une ville de plus d’un million d’habitants où la moyenne d’âge est plutôt jeune. Les filles sont très modernes, élégantes et bien habillées. On les voit déambuler par groupe et rarement seules. Nous avons noté aussi que le nombre de téléphones portables est surprenant pour un pays où le niveau de vie est plutôt bas.

 

 

 

Nous sommes attendus dans la soirée, par la famille de Vahan, mon filleul depuis huit ans. Sa soeur Emma, est un peu plus jeune. Leur père a été tué dans le conflit du Karabagh en 1995. Le taxi nous emmène vers le quartier sud, à Shengavit. L’accueil est chaleureux, la table garnie de mets succulents et une bouteille de Cognac de vingt ans d'âge est débouchée pour cette occasion attendue depuis des années. Nous sommes heureux de faire la connaissance de toute la famille qui occupe cet appartement depuis 1967. C’est la grand-mère qui dirige la maison, un petit bout de femme aux cheveux blancs qui semble dégager un grand amour pour tous les siens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour à l’hôtel en passant par la place de la République toute illuminée.

Spectacle sons et lumières avec jeux d’eaux pour le plaisir des erevantsi et des touristes.

C'est notre second jour à Erevan et demain nous partirons pour un périple de six jours.

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Date de dernière mise à jour : 12/02/2014

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