Voyage en Arménie 2008 Gyumri 9 juillet - Alaverdi 10 juillet

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Mercredi 9 juillet

Nous devons partir pour Gyumri, environ 120 kms en direction du Nord.

La voiture de location que nous avons louée par Internet nous est amenée devant l’hôtel vers 10 h. C’est une Hunday 4X4 blanche, conduite automatique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Il fait un temps superbe. Pendant de nombreux kilomètres nous voyons le mont Ararat sur notre gauche.

 

 

La route est bonne, la circulation fluide. Nous traversons quelques villages où les habitations sont couvertes de tôle, comme en bien d’autres lieux. Les panneaux sont assez rares mais nous trouvons bien les villes indiquées sur notre cartes : Aschtarag, Thalin, Maralik...

 

 

 

Nous arrivons à l’hôtel Izuz situé sur une longue avenue traversant la ville et au bout de laquelle se trouve la statue de Charles Aznavour. L’hôtel est assez récent, entouré de nombreuses statues. Chambre fonctionnelle au second étage, sauf que pour la douche il faut être patient car l’eau arrive par à-coups !

 

 Pour le diner, nous marchons vers le centre ville. Nous longeons des jardins publics envahis de petits enfants qui jouent sur des agrès un peu vieillots. La population est jeune et là aussi on voit des portables, mais un peu moins que dans la capitale

Nous mangeons une très bonne pizza (il parait qu'ici les gens ont le caractère des méridionaux de France), et la bière "Guiligia" qui l'accompagne est excellente !

Jeudi 10 juillet

Il fait toujours beau. Nous partons après le petit déjeuner en direction de Spitak, puis Vanadzor et Alaverdi. Halte sur la place où la statue de Charles Aznavour est tournée vers le centre ville. Son implication dans la reconstruction de la ville lui a valu cet honneur.

 

Sur le coté de la place on voit  encore un grand immeuble dont il ne reste que les murs principaux, vestige du tremblement de terre du 8 décembre 1988. Si Spitak en fut l'épicentre et pratiquement totalement détruite, Gyumri subit d'énormes dégâts.

 

Je discute un moment avec un homme assis sur un banc. Il est heureux de voir des français, fait l’éloge de Charles et cite aussi Chirac, très connu ici. Nous reprenons notre route et la sortie de la ville annonce ce qui nous attend très souvent : une chaussée en très mauvais état où il faut slalomer pour éviter les nids de poule.

Heureusement, après quelques kilomètres la route est assez bonne.

Nous arrivons à Spitak, épicentre du séisme, qui fut détruite presque en totalité. Là où nous nous arrêtons, nous ne voyons pas de traces, mais il doit certainement en rester.

 

 

De nombreux pays apportèrent une aide appréciable et comme à Gyumri, il y a des marques de reconnaissance. Ici, c'est la ville italienne de Bergame qui est citée sur ce monument.

Autour de l’église, des enfants jouent gaiement. Ils sont tout fiers lorsque je leur propose de faire une photo.

 

 

 

 

A notre sortie, nous croisons un groupe de personnes accompagné d’un prêtre, venant en pèlerinage dans cette église récente.

 

 

Nous repartons vers Vanadzor, la route longeant la rivière Debed.

C’est une vallée assez étroite par endroits entre des collines vertes mais sans trop d’arbres. La traversée de trois tunnels successifs est un moment un peu angoissant. Le contraste entre le jour et le boyau sombre est saisissant car il n’existe aucune signalisation fluorescente. On n’y voit presque rien même avec les codes. C’est une conduite approximative et si une voiture se trouve devant, il faut la suivre tranquillement.

Entre deux tunnels, nous faisons un arrêt pour nous désaltérer à une des nombreuses fontaines signalées par panneau. C'est un détail amusant : boire semble être plus important que de savoir où l'on va ! Il y a un semblant d’aire de repos fait de bric et de broc où erre un petit chien craintif. Il disparaît après avoir reçu une caresse.

Une stèle est érigée avec l’effigie d’un jeune garçon et de l’autre coté celle d’un jeune homme, tous deux décédés récemment. Je n’arrive pas à déchiffrer les inscriptions de style gravées dans le marbre sombre. Une voiture s’arrête et une famille s’installe pour déjeuner. En partant, je leur souhaite « pari ahorjag » « bon appétit » et ils nous invitent gentiment, mais nous déclinons l’invitation. C’est un des aspects de l’hospitalité de ce pays.

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à l’hôtel Avan Dzoraget de la chaîne Tufenkian, situé en bordure du Debed qu’il faut traverser par un pont étroit. 

L’endroit est assez encaissé, presque triste mais l’établissement est confortable et spacieux.

Nous prenons possession de notre chambre puis nous repartons en direction d'Alaverdi, ville industrielle située à 15 kms plus loin. La route est sinueuse et en assez mauvais état. On y rencontre des vaches qu’il faut éviter. Visite au village natal du grand poète Ohvannès Toumanian. Nous repartons en direction du monastère de Sanahin où nous rencontrons des touristes italiens. Dans chaque lieu de piété, on vend des cierges qu’il faut allumer et mettre dans un bac de sable humide. Nous le faisons pour un moment de recueillement ou un vœu. Des pièces de monnaie sont aussi jetées dans des urnes creusées à même le sol.


Le monastère est entouré de pierres tombales, de stèles, de hatchkars.

 

De vieilles dames proposent des objets artisanaux. Elles ont un regard triste mais vous souhaitent la bienvenue avec un sourire.

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons pour aller en direction du monastère de Aghpat.

Un peu plus bas, un panneau indique le musée de Mikoyan, le concepteur du Mig21, avion de chasse de l’armée Rouge. Nous découvrons le fameux avion de la guerre 39-45, mais c'est un fuselage sans aucun contenu matériel important.

Une dame s’approche de nous et nous propose de visiter le musée attenant à une école. En fait, c’est une petite cousine de la famille Mikoyan. La visite est très intéressante. Pendant une demi-heure, elle nous fait l’historique des deux frères Mikoyan, l’un premier ministre, l’autre ingénieur aéronautique.

Les reliques de la famille sont conservées, des outils du père aux décorations des fils. Photos d’époque où l’on voit Krouchtchev, le président Kennedy, Fidel Castro et bien d’autres personnages politiques des années 60. Nous prenons congé de la dame très fière de son musée.

 

 

 

Pour aller à Aghpat, nous longeons toujours la vallée du Debed et la ville d'Alaverdi dominée par une haute cheminée d’usine qui doit fumer nuit et jour. Tous les hangars semblent être dans un état de délabrement avancé et offrent un spectacle de désolation.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une route étroite et sinueuse, nous arrivons au monastère d'Aghpat où il y a d’autres visiteurs. Les gens du village nous regardent avec curiosité mais quand nous leur disons venir de France, ils sont flattés et leur visage s’éclaire d’un grand sourire. Nous ne comprenons pas tout ce qu’ils nous disent mais eux nous comprennent bien. A l’entrée, une plaque mentionne une association américaine qui a contribué à la restauration du monastère. En sortant, nous discutons avec des arméniens de Belgique qui vont aller aussi à Sevan. C’est un jeune couple accompagné d’un cousin résident en Arménie. Leur père ne parle pas arménien. Le fils nous explique que dans la province de Turquie où son père est né et a vécu avant le génocide, il était interdit de parler l’arménien sous peine de représailles.

 

Nous retournons à l’hôtel juste à temps pour éviter l’orage.

Il pleut et grêle même à un moment, mais cela ne dure pas.

Un bon bain en piscine et jaccuzi nous remettent de notre fatigue. Repas excellent.

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Date de dernière mise à jour : 12/02/2014

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